Manuel Pratt

Manuel PRATT

AVIGNON 2008

Les Spectacles

La Cie Manuel Pratt

Presse

Photos

Liens

Avignon 2003

Avignon 2004

Avignon 2005

Avignon 2006

Avignon 2007


CIE MANUEL PRATT AVIGNON OFF 2008

LA TACHE D'ENCRE

22 rue des Teinturiers

résas 04 90 85 97 13

11h Les jours PAIRS

SACCO & VANZETTI, L'AFFAIRE

de Manuel Pratt avec Manuel Pratt et Jean Marc Santini

Le spectateur découvre l'histoire du procès de SACCO ET VANZETTI non pas par le témoignage de ceux qui vont être éxécutés mais par la confrntation de deux avocats; l'un qui mit tout en oeuvre pour les culpabiliser et l'autre qui démontra en vain leur innocence.

Sans misérabilisme, ni volonté obscène de sensationnel, l'histoire de deux hommes victimes d'une époque où la misère et le racisme prédominaient. Une époque si semblable à la notre

11h les jours IMPAIRS

LA VALSE DES HIYENES

de et par Manuel Pratt

Seul en scène, Pratt se met à nu, nous dévoile pour la première fois ce qui a fait de lui l'auteur engagé et l'artiste provocateur que nous connaissons par ses one-man shows, et son théâtre documentaire. Il nous offre son jardin secret dans un spectacle sobre, sincère, souvent drôle et terriblement émouvant.

"un spectacle hors norme, dont on ne peut sortir indemne. et dont on sort sans doute un peu plus humain." Karine Prost

22h Les jours PAIRS

BEST OF...

De et par Manuel Pratt

Un cocktail de ses meilleurs sketchs et stant up de plus de 10 spectacles différents.

Censuré à la radio, interdit à la télé, le seul moyen d'entendre Pratt: Le voir sur scène!

Il n'a plus rien à perdre, vous avez tout à gagner. L'humour sans limite du dernier rebelle scénique.

"L'ogre d'antan a changé de look, sourir charmeur, yeux pétillants, mais la même rage de mordre"

Cosmopolitan

22h Les jours Impairs

BEST OF... LA SUITE

de et par Manuel Pratt

Toujours aussi drôle, toujours aussi rebelle, comment dénoncer par l'humour tout ce qui dérange.

"PRATT? Le rire, oui! Mais le rire INTELLIGENT"
Ouest France.

"Féroce, caustique, acide, du grand vitriol"
Le Journal du Dimanche.

"Peut on rire de tout? PRATT prouve que c'est possible et ile fait avec une facilité et un talent immense"
Dernières Nouvelles d'Alsace.

 

Avignon 2008, c’est reparti !
Combien de spectacles cette année ? Va-t-on parvenir à dépasser la barrière des 1000 par jour ?
Comme une course effrénée mais pourquoi ?
Y a-t-il une raison valable à ce "plus", "toujours plus" …
Non, aucune…
Si encore, le nombre faisait baisser le prix des billets d’entrées, d’accord !
Si encore les directeurs de salles s’accordaient pour ne pas provoquer chez les comédiens un endettement qui amène souvent à la catastrophe on comprendrait … mais, ce n’est pas le cas !
C’est le contraire !
Avignon la mystique devient Avignon la pute où tout est bon pour faire du fric !
Les restaurateurs s’improvisent responsables de cuisine pour proposer des salades immondes aux légumes jaunis qu’ils vous refilent sur un coin de table bancale avec un maximum de vinaigre car au moins, cela fait passer le goût de pourri…
Et faut la bouffer en vitesse, pas le temps de se commander un café ou de finir le pichet de rosé trop chaud à 8 Euros le demi litre parce qu’il y a du monde qui attend pour se caler l’estomac entre deux représentations dans une salle soit trop climatisée, donc en pleine digestion : chiasse garantie, ou une salle pas climatisée du tout, donc : gerbe assurée…
On ne parle pas des Avignonnais de base qui osent louer leurs taudis, là où ils s’enferment l’hiver en bougonnant, en répétant les sempiternelles remontrances :
"Oh, il ne se passe jamais rien dans cette ville…", alors qu’en plein hiver, s’il y a une manifestation artistique théâtre ou expo, ils restent chez eux à regarder Tf1 …
Bienvenue chez les provençaux ! 1500 Euros un deux pièces centre ville, et encore, on peut s’estimer heureux !
Bien sûr, il y a des gens honnêtes, toute généralité est dangereuse, mais la tentation de ne pas se faire du fric sur cette manifestation annuelle est immense pour la refuser !
In et Off
On fait la queue un mois plus tôt pour découvrir les créations snobinardes où il faut être vu !
On ne comprend pas tout, mais, c’est le In, cela vaut bien le détour …
On voit quelques spectacles dans le Off, d’abord dans les "vrais" théâtres, où on est bien assis ! Les Théââââââtres subventionnés, au nom à la con, nom d’un arbre cramoisi par exemple.
Avec souvent un spectacle sur la Provence ou pire encore, un spectacle à message :
" Oh comme l’intolérance, c’est pas bien, oh, comme la guerre, c’est cruel ! Oh comme les prisonniers sont maltraités et que les femmes doivent être respectées dans ce monde de brutes ! "

Et on se congratule si on aperçoit le metteur en scène qui a repéré le créneau qui fonctionne, le créneau recto verso.
Recto, je lèche le cul du pouvoir, verso je donne l’impression de défendre la veuve et l’orphelin!!
Bien sûr, il reste les salles des comédiens pauvres où au bout d’une heure, on a tellement mal au cul que l’on entend plus rien de ce qui est dit sur scène.
Les fesses communiquent avec les oreilles quand les unes sont malmenées les autres restent bouchées…
On vient voir le petit comédien, le petit saltimbanque, le petit bouffon qui essaye tant bien que mal de divertir ces cinq spectateurs par jour !
Au bout d’une semaine, on finit par remarquer que ces costumes sont fripés, son visage devenu gris, ses yeux n’ont plus la même lueur d’espoir qu’au début du festival et on attend sa chute, comme dans une corrida au moment fatal où le connard amateur de sang a un orgasme devant la mort d’un animal qui de toute façon n’avait aucune chance de s’en sortir !
Avignon, son festival, c’est aussi cela !
Mais, ce n’est pas qu’une mise à mort et une foire commerciale où théâtre business subventionné s’associe à restaurateurs empoisonneurs et marchands de sommeil sous l‘oeil goguenard et alcoolisé des patrouilles de CRS qui défilent, piètre parade représentative d‘un gouvernement qui mise plus sur la répression que la prévention !
Avignon, c’est aussi une rencontre avec un public, de vrais moments d’amour avec une poignée de compagnies qui continuent de penser que le fric n’a pas tout bousillé !
Que le Mot reste plus important que l’acceptation télévisuelle dans ses débordements !
Il n’ y a pas deux festivals comme on aimerait nous le faire croire et accepter : le In et le Off, non, il y a le Vrai et le Bidon !
Celui qui se fait avec les tripes et celui qui n'existe que pour le gain qu’il ramène !
Il serait con et dangereux de dire que tous les spectacles du In sont pourris et crées par une poignée d’abrutis intéressés comme il serait con et dangereux aussi de dire que tous les acteurs du Off sont des artistes de coeur qui ne vivent que par la passion de la scène !
Non, il y a des cons dans tous les secteurs !
Il est plus judicieux de remarquer simplement les lieux et les gens qui exploitent les troupes dans des tarifs exorbitants pour jouer dans un garage ou dans une belle salle comme il est judicieux de fuir les bouges qui vous empoisonnent !
Et le prix des billets comme le prix d’un menu ne rime pas avec qualité, bien au contraire…
Avignon doit rester festif, doit rester rencontre!
Par amour du gain, et manque d’intelligence, ces abrutis loueurs et massacreurs d’estomac sont en train de tuer la poule aux oeufs d’or qu’ils engraissent durant l’hiver !
Con et cupide font rarement bon ménage en terme de longévité, ils devraient le savoir !
Avignon doit continuer à exister dans le partage !
Cette année, un membre actif de l’association AFC avait même dans l’idée d’interdire la
Ville aux vendeurs de bijoux, aux chanteurs de rues… aux saltimbanques qui n’avaient pas trouvé de lieux à louer faute de moyens…
Belle mentalité !
A la question perfide car j’attendais sa réponse :
" Mais comment appliquer cette mesure ? "
Il me répliqua :
" La police peut s’en charger et les rabattre en dehors des murs… "
Merveilleux, non ?
Pourquoi pas un stade, un vélodrome pour ceux qui ne peuvent se produire intra mur ?
Remarque ignoble à la base venant en plus d’un artiste …
C’est justement contre ce genre d’idées, de réactions qu’il faut que le Festival continue d’exister dans son idée première :
L’ECHANGE !
Et si cette année, on se plante et si l’échange, les rencontres ne se font pas ou plus …
Il ne nous reste plus qu’à ouvrir l’année prochaine un snack histoire d’empoisonner à notre tour ceux qui auront tué notre espoir …
Manuel Pratt

La Valse Des Hyènes

Seul en scène, Pratt se met à nu, nous dévoilant pour la première fois ce qui a fait de lui l'auteur engagé et l'artiste provocateur que nous connaissons par ses one-man-shows, et son théâtre documentaire. Il nous offre son jardin secret dans un spectacle sobre et sincère, libre et terriblement émouvant.

article sur rue du theatre.info

« MAUX-DIRE »

On connait Manuel Pratt cynique et indépendant. Incisif et caustique. On le découvre ici infiniment humain. Fragile, cinglant, brisé… mais en cours de reconstruction. Thérapie par le rire et par le dire.

Comment envisager une vie d’adulte sereine lorsqu’on doit se construire sur une enfance brisée ? Lorsqu’on a grandi entre les rancunes entretenues, les haines tenaces, les racismes de tout poil ? Lorsqu’on a hérité, comme une tare génétique, des traumatismes, quoiqu’indirects, de la Shoah ? Comment se projeter dans l’avenir lorsque celui-ci a été, à jamais, marqué par la haine, par la violence et par le sang ?

Sans doute n’y aura-t-il jamais de véritables réponses à ces questionnements. Sans doute, l’oubli ne pourra jamais étendre son voile sur ces souvenirs. Mais dire la souffrance est sans nul doute la première étape pour approcher de l’apaisement. Et c’est dans cette logique que Manuel Pratt nous invite à un étrange parcours initiatique. Entre naïveté de l’enfance et douleurs assassines. Entre rires et larmes. Car du drôle, il y en a. L’humoriste transcende une partie de son passé par le rire. Mais pas le rire caustique auquel il nous a habitué jusqu’à présent. Un rire plus doux. Plus douloureux aussi. Un rire qui s’abîme dans les tourments de cette enfance brisée trop tôt et que le comédien exorcise un peu chaque jour.

Dire pour oublier. Dire pour se convaincre que tous les hommes ne sont pas des hyènes. Et peut-être finir par croire en l’humanité des gens. Peut-être seulement. Mais l’espérance elle-même est déjà beaucoup. Et la promesse d’amour qui brille dans les yeux d’une petite fille est sans nul doute le moteur essentiel de la reconstruction. Et, peut-être, du pardon. Un spectacle hors norme, dont on ne peut sortir indemne. Et dont on sort, sans doute, un peu plus humain.

Karine PROST
www.ruedutheatre.info